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Actus - 06/04/2012 à 11:24

Délais d'attente : les ophtalmologistes soutiennent les patients

Alors que les délais d'attente pour un rendez-vous chez l'ophtalmologiste ne cessent d'augmenter, les médecins ont décidé de montrer leur soutien aux patients à travers une campagne de communication humoristique mais forte.

Selon la région où vous habitez, prendre un rendez-vous chez l'ophtalmologiste peut relever du parcours du combattant avec un délai d'attente pouvant aller de six mois à un an. Pourquoi ? Tout simplement car le nombre de praticiens ne cesse de baisser, alors que la demande continue d'augmenter, notamment en raison de l'allongement de la durée de la vie. Le Syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof) précise d'ailleurs qu'un ophtalmologiste sur deux partant à la retraite n'est pas remplacé. Et les prévisions pour le futur ne sont guère encourageantes, avec une baisse de 40% du nombre d'ophtalmologistes d'ici à 2025.
"Nous sommes la profession la plus touchée par le problème des délais d’attente. La situation est telle que n’avons plus la possibilité de répondre à la demande. Les patients ne comprennent pas pourquoi nous mettons parfois six mois voire un an à les recevoir. Il est temps de provoquer la discussion avec eux, de leur montrer que nous sommes de leur côté et que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour faire changer la politique actuelle", explique le Dr Jean-Bernard Rottier, président du Snof.
Le syndicat vient ainsi d'envoyer une affiche pour les salles d'attente à tous les ophtalmologistes, afin d'instaurer le dialogue entre médecins et patients. Ces derniers sont également invités à signer une pétition pour alerter les pouvoirs publics sur ce phénomène.
Quelles sont les solutions proposées par les ophtalmologistes ? Ils demandent de doubler les flux de formation en ophtalmologie, en faisant passer le quota d’internes de 1,5 % à 3 % par an et de pouvoir déléguer certaines tâches aux orthoptistes au sein des cabinets. Cette délégation leur permettrait de se concentrer plus spécifiquement sur les pathologies (comme la DMLA ou le glaucome), mais aussi d'augmenter leur capacité d'accueil d'environ 30 %.

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