Vendredi 18 mai 2012

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Verres : Actus | De A à Z | Pour qui ? | Pour quel défaut ? | Les traitements | La protection solaire | Budget | Marché

De A à Z

Le verre, un produit très sophistiqué

Chez l’opticien, vous choisissez votre monture selon des critères qui vous semblent en général clairs et pertinents. Mais difficile de vous faire une idée précise sur les verres que vous propose votre opticien en fonction de votre prescription. Cela explique parfois votre incompréhension vis-à-vis de son prix. Le verre est pourtant un véritable concentré de haute technologie, issu d’un effort permanent des fabricants dans les domaines de la recherche et du développement.

Transparent mais complexe
En dépit de sa transparence, le verre ophtalmique est un produit très sophistiqué issu de la combinaison de plusieurs éléments : votre prescription, le matériau utilisé, la géométrie et les traitements. Même si vous portez des verres unifocaux (c’est-à-dire, qui ne corrigent qu’un défaut visuel sur toute sa surface : la myopie, l’hypermétropie ou la presbytie naissante), ces derniers présentent des géométries de surface plus ou moins complexes, en fonction du degré de personnalisation de votre équipement. Si vous avez un défaut visuel important (supérieur à 2 ou 2,5 dioptries), vous avez tout intérêt à prendre un verre d’indice élevé pour ne pas avoir de "culs-de-bouteille" : dans ce cas, votre verre est réalisé à partir d’un matériau particulier. Enfin, pour accroître votre qualité de vision, il est important de choisir un verre avec traitement : l’antireflet élimine les reflets parasites, l’antisalissure vous permet de garder vos verres propres plus longtemps, etc. Bien évidemment, toutes ces améliorations apportées par les fabricants de verres ont nécessité des investissements en recherche et en développement.

Le progressif, un verre révolutionnaire
Si vous êtes presbyte, vous portez probablement des verres progressifs. Ces verres, inventés en 1959 par Bernard Maitenaz (alors ingénieur chez Essel, qui deviendra par la suite Essilor), sont à la fois simples et extrêmement complexes. Un progressif comprend sur sa surface trois puissances et compense de ce fait les défauts en vision de près, vision intermédiaire et vision de loin (schématiquement en bas pour la vision de près, au milieu pour la vision intermédiaire, en haut pour la vision de loin). Une seule paire de lunettes corrige donc tous vos défauts visuels. Actuellement, nous en sommes à la troisième génération de progressifs, qui atteignent un haut degré de sophistication. D’ailleurs, à la faveur de l’introduction de la technologie numérique dans la conception et la fabrication des verres, la tendance générale du marché s’oriente vers un développement de gammes de progressifs de plus en plus personnalisés chez tous les fabricants.

Grâce au numérique, un produit totalement sur mesure
Le numérique a fait son entrée dans la fabrication du verre au début des années 2000 à travers la technologie de “surfaçage numérique”.
Le principe est simple : on taille la surface du verre selon une géométrie résultant de calculs complexes de manière à donner la correction la plus élaborée possible point par point, au micron près. Comme toutes les technologies, elle n’est rien d’autre qu’un outil industriel davantage performant. L’essentiel demeure le calcul de la surface et la qualité du design. Mais cette technologie a véritablement modifié la façon de concevoir et de fabriquer les verres. Elle est aujourd’hui utilisée par l’ensemble des fabricants de verres. Désormais, on intègre dans le calcul de la surface optique des données qui vous sont propres, en plus des éléments de votre prescription qui figurent sur votre ordonnance : distance verre-œil, inclinaison et forme de la monture, distance naturelle de lecture. Certaines autres mesures peuvent également être prises : celles des mouvements de la tête et de chacun des yeux, des aberrations résultant de la déformation du front d’onde (en clair, la déformation de la surface des faisceaux lumineux lorsque la lumière pénètre l’œil), de la vision dynamique de chacun, mais aussi les mesures de confort et de satisfaction des précédents verres portés.
Toutes ces avancées technologiques demeurent cependant lettre morte si vous ne bénéficiez pas d’une bonne prescription et, surtout, d’un bon montage de votre équipement complet.

L’opticien, le maillon essentiel
Vous l’avez compris : pour bénéficier de tous les avantages d’un verre personnalisé, l’opticien doit prendre un certain nombre de mesures, en plus des données habituelles que sont la prescription et l’écart interpupillaire. Vous verrez peut-être chez votre opticien des appareils complexes : ils sont là pour réaliser ces mesures. Communiquées au fabricant, elles lui permettent de réaliser votre verre sur mesure. Très clairement, l’opticien est un acteur décisif dans cette élaboration et ce, d’autant plus qu’il assure le montage final de vos verres. L’équipement optique que vous vend l’opticien résulte donc d’une chaîne complexe de recherche et développement, de savoir-faire industriel et, en dernier lieu, de la capacité de votre opticien à réaliser le montage le meilleur possible. De quoi mieux comprendre le prix des verres qui, bien souvent, peut vous sembler très élevé.

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